SORTIE MADRID MÉDIÉVAL DES 5E

Sofía Fernández de Navarrete

Le mercredi 15 janvier, nous, les élèves de 5ème, avons profité d’une sortie à la Plaza Mayor de Madrid ; nous étions accompagnées par madame Tschann, madame Trascasa et madame Gamero. 

Durant cette visite guidée, on a découvert, grâce aux explications des guides, l’histoire du Madrid médiéval : les personnages importants de l’époque, leur vie et rivalités avec d’autres personnes, des légendes et autres histoires de saints, comme par exemple San Isidro, mais aussi des histoires de sorcières, comme celle de María de Mola. 

On nous a raconté beaucoup d’histoires intéressantes. 

On nous a premièrement parlé des rois et de leur dynastie. Durant le XVIème  et XVIIème siècle, la dynastie qui régnait était celle des Austrias et pendant ces deux siècles il y a eu cinq rois. 

On nous a raconté la naissance de Charles I qui se produit d’une façon très bizarre et inattendue. En 1500, Jeanne La Folle se trouvait dans une fête à Gante. Elle commence alors à avoir des douleurs de ventre elle va donc aux toilettes. En fait son mal de ventre était causé parce qu’elle était enceinte. Cela était bizarre puisqu’elle ne savait pas qu’elle l’était avant ce moment-là et ce n’était, de plus, pas prévu. À la fin, elle arrive à avoir le bébé qu’elle appelle Charles I.

Charles I devient empereur. Son successeur est Philippe II, son fils. 

Entre tout ce que Philippe fait pendant son règne, ce qui est le plus important en ce qui concerne Madrid c’est qu’en 1606, il construit la Plaza Mayor qui remplace La Laguna de los Lujanes. En 1561, Madrid devient officiellement la capitale de l’Espagne. 

 On nous a montré les différentes parties de la place et à quoi servaient chacune d’entre elles. 

Plus tard, le guide nous a expliqué l’histoire de l’humiliation de Charles I et comment, parfois, en étant rusé on peut se sortir d’une mauvaise situation. C’est le cas de François I. 

Charles I et François I font une guerre, la bataille de Pavía, pour voir qui deviendra l’empereur de grande partie de l’Europe. Charles I gagne la bataille, mais comme il est très orgueilleux, il ne lui suffit pas d’avoir vaincu François I, il le fait prisonnier tout en haut de la tour des Lujanes, (qu’on a admirée… c’est la tour plus haute à l’époque). Charles continue à vouloir humilier plus encore son opposant. Il a la merveilleuse l’idée de l’humilier publiquement, devant tout le peuple. Il va donc rester dehors face à la tour et faire appeler François I pour qu’il vienne lui faire face. Pensant que quand ce dernier passera par la porte – comme elle est petite – il devra sans le vouloir s’incliner, faire la révérence à son opposant, et sera humilié encore une fois. Or cela ne se passe pas comme Charles le souhaitait. Quand François va passer la porte, comprenant les intentions de Charles I, au lieu de passer normalement, de face, il se retourne, de manière à ne pas faire la révérence, mais à lui tourner le dos et lui montrer son postérieur.  C’est donc Charles qui est pris à son propre jeu et est humilié publiquement. Après ça, Charles I l’expulse du pays et ne veut plus rien savoir de son adversaire.


Une autre construction médiévale que nous avons admirée est La Casa de La Villa, qui a été construite au  XVIIème siècle et restaurée en 2009. Cet édifice est composé de deux portes, chacune d’entre elles a une fonction: l’une d’elles était destinée au comité et l’autre à la prison. Du point de vue architecturale, elle est constituée de 3 matériaux, de la brique, de la pierre et de l’ardoise. La brique était le matériel le moins cher ; l’empire avait besoin d’argent pour les conquêtes… La pierre était là pour démontrer la richesse de l’empire puisque c’est un matériau plus noble. L’ardoise, comme elle est obscure, servait à attirer et employer les rayons du soleil pour la chaleur.

Une autre légende qu’on nous a racontée est celle de Jean de Chenique et les campanaires. Jean de Chenique était un garde de Cors. Un jour, lorsqu’il était en train d’aller chez sa petite amie pour y passer la nuit, il a entendu des cloches sonner. Le jour suivant alors qu’il allait travailler, à mi-chemin, il s’est rendu compte qu’il avait oublié son épée chez son amante, il est donc retourné sur ses pas pour la chercher à l’église San Justo où il avait passé la nuit, mais, quand il est rentré, il a trouvé tout le bâtiment abandonné, son épée était là, oxydée. Quelle impression cela lui a causé ! Ça a changé sa vie.

On nous a encore raconté bien d’autres histoires,  celle de Beatriz Galindo, des miracles de San Isidro, de la sorcière María de Mola. On nous également parlé de Luis González, un homme qui fait un voyage en Chine qui avait découvert de nouveaux animaux. A l’époque, on ne connaissait pas les girafes, par exemple, et pour les gens du peuple, c’était quelque chose d’extraordinaire. Le problème c’était que quand Luis dessinait ces animaux, les gens les comparaient à d’autres animaux qu’ils connaissaient. Par exemple, si Luis dessinait un rhinocéros, les gens disaient que c’était un éléphant avec une corne… ce qu’ils trouvaient un peu plus normal.

 On a vu ensuite les Casas a la Malicia, des maisons dont on ne pouvait pas déterminer le nombre d’étages, leurs fenêtres et portes étaient peintes… ses maisons étaient très étranges, avec beaucoup d’éléments peints sur leur façade afin que le roi, de passage, ne puisse pas s’accommoder dans la maison et s’en approprier.

On est également passé par un jardin très beau dans lequel avait lieu des spectacles à l’époque, près de la plaza de la paja. 

Notre visite touchait presque à sa fin, mais on nous a encore raconté quelques légendes sur la muraille arabe et le dragon. Avant que nous partions, on nous a appris que ce qui est l’ours et l’arbousier semblerait plutôt être un ours et un pommier… Pourquoi appelle-t-on les madrilènes gatos ? Parce que Alfonso VI a grimpé un mur pour changer le drapeau musulman pour un catholique ? Quelle est la légende de la vierge Marie de la Cathédrale de la Almudena ?

Après cette merveilleuse visite pleine d’informations, de contes et d’histoires intéressantes, on est reparti en bus vers l’école avec madame Tschann, madame Trascasa et madame Gamero.  

Merci Mesdames !

 
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